Le héros, c'est les médias qui le créent !

Bonjour tout le monde !

Nous espérons que notre site vous plaira, car c’est par la sueur sur nos fronts et nos efforts fournis tout au long de l’année que nous avons pu effectuer ce projet! C’est dans la bonne humeur et la joie que nous vous souhaitons une très bonne lecture et appréciation du sujet !

12 février, 2016 à 1 h 10 min | Commentaires (0) | Permalien


Ce blog, c’est quoi ?

Très cher lecteur, ce blog a pour but de vous instruire ou de confirmer vos connaissances à propos de :

L’influence médiatique dans la mystification d’un héros durant l’ère de la massification.

             Des héros, des célébrités, ou bien des personnes ayant joué un rôle important dans l’histoire, du siècle dernier ou bien celui d’avant et ceux qui les précédent, sont encore reconnus et même pris pour un modèle ou considéré comment étant le meilleur dans son domaine aujourd’hui. On les idolâtres, certes mais peu se demandent comment le mythe de nos individus ont-ils perduré dans les siècles qui suivaient les leur. Avec mes collaboratrices, nous nous sommes toujours demandé comment avaient-ils fait étaient-ce leurs exploits et accomplissements tellement extraordinaire qu’ils furent impossible à oublier ? Ou bien avaient-il une recette particulière leur permettant de rester inoubliables ? Nous avions, donc, décider d’enquêter sur le sujet, dans le cadre du travail personnel encadré (TPE) imposé par l’enseignement secondaire. C’est pourquoi, nous voulons le partager sur ce blog accessible à tous et leur faire parvenir la réponse à la question concernant l’immortalité du héros, malgré leur décès. Nous vous invitons à transgresser les règles du temps et voyager à travers l’histoire afin de percer enfin les secrets de la mystification!

12 février, 2016 à 1 h 08 min | Commentaires (0) | Permalien


Présentation du blog

L’influence médiatique dans la mystification d’un héros durant

l’ère de la massification.

              Depuis l’époque attribuée à la mythologie ancienne, les hommes ont, longtemps, soutenus l’existence de divinités et de héros à leur image. Ils y dédièrent et consacrèrent leur vie, à l’adoration de ces personnages mythiques. Ceux-ci étant devenus des figures modèles, leurs exploits personnels ou collectifs furent retranscrits dans toutes les populations. Cette diffusion massive permis aux hommes de ressentir, de l’admiration, et la volonté d’imiter ces personnages. L’utilisation primaire de ces personnages est aussi détournée dans la construction du mythe de l’antihéros. En effet, ces « héros » dont leur étude relève un passé sombre, sont souvent aussi soumis et victimes de malédictions qui les accablent. Cela leur apporte une complexité intellectuelle et participe à leur popularité. De nos jours, nous reproduisons ces sentiments sur des héros « en chair et en os », des êtres concrets. Les médias participent majoritairement à leur création et y jouent un rôle clé. L’influence médiatique est tellement imposante, qu’elle peut à la fois, faire naitre un personnage mémorable, mais aussi nuire à sa réputation, et être l’un des facteurs de sa disparition. Ce sont donc des idoles modernes. Ces éléments se rapportent donc ainsi à une double définition, que l’on peut donner au terme « idole ». Dorénavant, le mot désigne une vedette pour laquelle le public a une grande admiration. Mais auparavant, l’idole était une représentation d’une divinité, fréquemment sous la forme d’une statue, qui fait l’objet d’un culte tout comme la divinité elle-même. Cette représentation divine est créée à l’aube, et détruite au crépuscule. Cette œuvre éphémère peut être comparée aux célébrités de notre époque. En effet, la relation est présente lors de l’émulation des masses produite par les médias, à l’égard de figures populaires, ainsi qu’une fin tragique.  « L’ère de la massification » désigne, à notre époque, une société dans laquelle les médias nous rabâchent sans limite des informations et des images sur des personnes ou des choses en particulier dans le but de nous les faire apprécier ou, au contraire, détester. Ce procéder peut être comparé, dans les cas extrêmes, à de la propagande. L’ère de la massification correspond ainsi au cadre de la société de consommation, selon laquelle les consommateurs sont incités à consommer des biens et services de manière abondante.

Nous nous demanderons alors, au XXème siècle, en quoi les médias participent-ils à la création du mythe du héros populaire à l’ère de la massification?

Nous pouvons ainsi décomposer notre sujet en trois grandes parties. La première consiste à rappeler leurs débuts et succès. La deuxième, à démontrer en quoi leur image, qui contribue à leur mystification, devient simple objet de la société de consommation. Et enfin, la dernière partie conclut que leur mort n’est qu’un atout grossissant leur mythe.

12 février, 2016 à 1 h 08 min | Commentaires (0) | Permalien


Marilyn Monroe : Ses débuts

Les débuts de Marilyn Monroe sous l'objectif
Les débuts de Marilyn Monroe sous l’objectif

                               Norma Jeane Baker, née à Los Angeles en 1926, est une jeune femme, âgée de dix-neuf ans, débutante sous l’objectif, découverte pour ses courbes généreuses par un photographe, elle est très vite relookée à la mode de l’époque : cheveux décolorés et mise en plis, en grande rêveuse voit déjà sa vie en grand. Déterminée à devenir célèbre et faire de sa carrière l’une des plus grandes d’Hollywood. Dénigrée par les studios à cause de son aspect « blonde-potiche » elle arrive pourtant à se faire une place.

Les débuts de Marilyn-Monroe sous l'objectif
Les débuts de Marilyn-Monroe sous l’objectif

C’est en 1947, à l’âge de vingt ans , que la jeune femme est repérée par un producteur et réalisateur cinématographique Howard Robard Hughes . La jeune mannequin enchaîne par la suite de petits rôles dans plusieurs filmes, tels que : L’Extravagante Miss Pilgrim (The Shocking Miss Pilgrim) de George Seaton, où elle joue le rôle d’une opératrice téléphonique ; Choisie entre toutes (You Were Meant for Me) de Lloyd Bacon, dans lequel le rôle d’une jeune fille lui est attribué. Dès le début, et même avant qu’elle ne se perfectionne en prenant des cours du soir, Norma Jeane ne se contente pas de jouer ses personnages, elle les incarne véritablement, elle répète jusqu’à s’évanouir, elle n’est plus elle-même mais devient son personnage. Ainsi naquit… Marilyn Monroe. Les studios ont décidé de lui faire changer son nom, pour qu’il soit plus glamour qu’un banal « Norma » : il fallait un nom qui roucoule, qui en jette. La voilà rebaptisée. Pour Norma Jeane, Marilyn Monroe n’a été tout au long de sa vie qu’un rôle de plus, un rôle à incarner, une autre partie d’elle-même. Ainsi, Marilyn est de nouveau repérée par le scénariste, réalisateur et producteur Joseph Leo Mankiewicz qui lui attribue le rôle secondaire de Miss Casswell dans son film All About Eve (1950). Elle signe alors un contrat de sept ans avec Twentieth Century Fox, pourtant beaucoup de projets la limite au rôle de blondes écervelées. En plus de parfaire son jeu cinématographique, Marilyn se cultive en autodidacte et lit énormément. Sa collègue Jane Russell résume très bien la personnalité de Marilyn : « She was very shy and very sweet and far more intelligent than people gave her credit for. » (Elle était très timide, et adorable, et beaucoup plus intelligente que les gens le donnaient à croire.) . Le film Clash by night lui apporte la consécration en 1952, alors qu’elle n’a même pas le rôle principal. Son jeu est résolument moderne et intense, elle éclipse tous les autres acteurs. A peine un an après, sa notoriété explose avec Les hommes préfèrent les blondes réalisé par Howard Hawks, où elle se voit jouer le rôle principal et se prend aussi à chanter. C’est la consécration.

Affiche du film Les Hommes préfèrent les blondes

Marilyn Monroe dans Les Hommes préfèrent les blondes

Marilyn Monroe dans Les Hommes préfèrent les blondes

 

12 février, 2016 à 1 h 07 min | Commentaires (0) | Permalien


Che Guevara

Ernesto Guevara

Ernesto Guevara

Ernesto Rafael Guevara de la Serna est né en Argentine en 1928. Il est jugé inapte pour le service militaire en raison de sa maladie qui le tient compagnie depuis son plus jeune âge. Peu intéressé par la politique et les mouvements de protestations des étudiants, même si ses parents, et plus particulièrement sa mère, sont des militants anti-péronistes, il suit des études de médecine, en 1947. Mais sa rencontre avec Berta Gilda Infante, avec qui il lit les textes marxistes et discute de la réalité politique de l’époque, déclenchera chez lui de l’intérêt envers la politique. C’est en 1950, qu’il décide de faire son premier voyage en Amérique Latine, en passant par le Chili, le Pérou et la Colombie. Il est spectateur attentif de problèmes sociaux des pauvres de ces pays et cite dans ses notes la phrase de José Marti, homme politique et poète, suivante : « Je veux unir mon destin à celui des pauvres du monde ». En 1951, il part avec son ami Alberto Granados à travers le continent sud-américain en enchaînant de petits boulots pour continuer leur périple. Ernesto revient à Buenos Aires et obtient son titre de Docteur en Médecine et Chirurgie, en 1953 à l’Université de la même ville, mais repart aussitôt en voyage à travers l’Amérique du Sud, cette fois-ci, il est accompagné de Carlos Ferrer « Calica ». Ils visitent le Pérou, l’Equateur, le Panama et le Costa Rica, où ils font la rencontre des cubains Calixto García et Severino Rosell, qui avaient participé à l’assaut du Cuartel Moncada. Ils poursuivent le voyage en visitant d’autres pays pour finalement arriver au Guatemala, la même année, où il poursuit son éducation politique à travers l’amitié d’une économiste exilée péruvienne originaire d’Inde et ancien membre du Parti Apriste (APRA, Alianza Popular Revolucionaria Americana : Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine). Il se lie d’amitié également avec un groupe de révolutionnaires cubains, qui le 26 Juillet 1953 prirent part à l’assaut du Cuartel Moncada. Parmi eux se trouve Nico López, qui baptisera Ernesto du surnom de « Che ». Guevara reste en contact avec eux et prend la ferme décision de poursuivre la lutte dès la libération de Fidel Castro et d’autres camarades. Ernesto Che Guevara se met en contact avec le Parti Guatémaltèque du Travail et officie comme médecin dans les syndicats. Il participe activement à la politique interne du pays pour la défense du gouvernement démocratique et révolutionnaire de Jacobo Arbenz. Mais après l’invasion organisée par la CIA, Arbenz tombe en Septembre 1954. En tant qu’argentin et en raison de sa position en faveur du gouvernement de Arbenz, Ernesto Che Guevara ne peut rester plus longtemps au Guatemala, et après avoir demandé asile auprès de l’Ambassade d’Argentine, le Che décide de se rendre à Mexico, où il travaillera comme photographe et à l’Hôpital Général. Un mois plus tard il est rejoint par Hilda Gadea et Nico López. Il fait ensuite connaissance de Raúl et Fidel Castro, avec qui il discute durant une dizaine d’heures, durant lesquelles ils échangent tout type d’opinions. Le leader de la révolution cubaine lui explique les raisons de sa lutte contre le dictateur Batista. A la fin de cette conversation le Che fait dès lors parti du groupe.

Guevara et Castro

Guevara et Castro

12 février, 2016 à 1 h 05 min | Commentaires (0) | Permalien


Coluche

Michel Colucci

Michel Colucci

Michel Colucci voit le jour en 1944, à Paris, au sein d’une famille originaire d’Italie. Il enchaîne plusieurs professions, quatorze au total, parmi lesquelles : télégraphe, photographe, garçon de café, fleuriste ou marchand de légumes. Lorsqu’il ne travaille pas, il apprend la guitare et le chant du côté de la Contrescarpe et décide un jour de se lancer dans la carrière d’artiste qui le fait rêver. Sur l’Île de la Cité, Le vieux bistrot accueille ses premiers accords musicaux. Puis, il est pris dans le cabaret Chez Bernadette pour faire la vaisselle et y user ses cordes vocales. En ce lieu naît un patronyme pour l’éternité : Coluche. Un soir, l’acteur Romain Bouteille vient à passer et repart avec ce jeune talent de 23 ans sous le bras. Il l’emmène dans son célèbre « Café de la gare » aménagé par ses soins. En quatre ans, il joue avec succès Thérèse est triste et Ginette Lacaze avant que Dick Rivers n’impose lui-même cette jeune bande en première partie de son Rock’n Roll Show à l’Olympia. La troupe joue également Introduction à l’esthétique fondamentale avant que Coluche ne la quitte. « J’ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et être viré par Bouteille » avouait-il quelques mois après. Nous sommes en 1974 et tout le monde se rend compte que le jeune trublion peut faire rire seul. Tout s’enchaîne alors très vite pour lui. Il apparaît au cinéma dans des petits rôles comme dans « Le grand bazar ». Aperçu dans plusieurs publicités, il enregistre la bande son de son premier one-man-show « Mes adieux au music-hall » avec lequel il remplit le Caf’Conc, inauguré pour l’occasion, non loin des Champs-Elysées. C’est ici qu’apparaissent pour la première fois la mythique salopette rayée bleu et blanche et les inoubliables brodequins jaunes qui feront ce personnage inoubliable dans la carrière de l’artiste. Sous contrat avec Paul Lederman et Claude Martinez, Coluche entreprend des tournées à travers la France, la Suisse, la Belgique, à guichets fermés et participe abondamment aux plateaux des émissions de variétés télévisées. En février 1975, Coluche revient à l’Olympia. Mais cette fois, c’est son nom qui s’étale en grand. Le « Schmilblick » est le tube de l’été et plus d’un million de 45 tours se vendent à travers le pays. Amoureux des femmes, Coluche cède cependant aux sirènes du mariage et épouse en octobre la seule qui lui fasse tourner la tête, Véronique, avec qui il aura deux enfants. Un mois plus tard, il est de nouveau sur les planches. Bobino a les yeux de Chimène pour lui et les critiques sont cette fois unanimes devant ce comédien aux gants de boxe qui conclut son spectacle par une interprétation du « temps des cerises » sur une pochette.

Troupe du vrai chic Paris

Troupe du vrai chic Paris

12 février, 2016 à 1 h 04 min | Commentaires (0) | Permalien


Nos héros adorés des médias et constamment sous les projecteurs : Marilyn Monroe

Nos héros enchaînent, après leurs débuts laborieux, les mettant constamment sous les projecteurs, ainsi que de plus en plus adorés des médias et son public. En premier lieu, Marylin fait scandale en 1952 posé avoir posé nue sur un calendrier. Cet épisode de sa vie, loin de tenir sa carrière, ajoute à sa notoriété. Elle déclare avoir posé pour payer son loyer. Elle fait pour la première fois la une du magazine Life, où elle est décrite comme « The talk of Hollywood ». C’est à ce moment qu’elle commence sa romance avec Joe DiMaggio, légende vivante du base-ball qui vient juste à l’époque de prendre sa retraite. Elle tourne dans les mois suivants quatre films. Pour RKO Pictures, elle tient un second rôle dans Le démon s’éveille la nuit de Fritz Lang avec Barbara Stanwyck. Sortie en juin 1952, le film est un succès critique et public.

Marilyn et Keith Andes dans Le démon s'éveille la nuit (1952)

Marilyn et Keith Andes dans Le démon s’éveille la nuit (1952)

Elle participe ensuite à la comédie Cinq mariages à l’essai et le drame Troublez-moi ce soir dans lequel elle tient le rôle principal, celui d’une nourrice qui menace de s’en prendre à l’enfant dont elle a la charge. La critique ne suit pas, et Variety qualifie le film de « léger ». Dans Chérie, je me sens rajeunir où elle apparaît pour la première fois en blonde platine, elle joue aux côtés de Cary Grant et de Ginger Rogers sous la direction de Howard Hawks. Le film réalise un bon score au box-office malgré certaines critiques négatives. Darryl F. Zanuck voit en elle un fort potentiel commercial et l’engage pour Niagara dans lequel elle interprète une femme fatale qui souhaite faire assassiner son mari que joue Joseph Cotten. Les critiques apprécient le film et considèrent son interprétation comme « ouvertement sexuelle ». Constance Bennett juge que Marilyn a « un grand avenir devant elle. ». Marilyn est désormais sex-symbol du siècle. La jeune femme devient amie avec Jane Russell sur le tournage de Les hommes préfèrent les blondes réalisé par Howard Hawks. Russell, qui a décrit sa partenaire comme « très timide, très douce et très intelligente ». À Los Angeles, lors de la sortie du film le 26 juin 1953, les deux actrices laissent leurs empreintes dans le ciment du Grauman’s Chinese Theatre, juste à côté du trottoir du Walk of Fame d’Hollywood Boulevard. Elle a pour partenaires Betty Grable et Lauren Bacall dans son film suivant Comment épouser un millionnaire (1953) de Jean Negulesco. Écrit par Nunnally Johnson, l’histoire est celle de trois mannequins new-yorkais qui mettent tout en œuvre afin d’épouser chacune un millionnaire. Les films qu’elle tourne à cette période, et ses prestations dans la musique et le mannequinat, contribuent à accentuer sa popularité.

Marilyn et Jane Russell au Grauman's Chinese Theatre

Marilyn et Jane Russell au Grauman’s Chinese Theatre

12 février, 2016 à 1 h 00 min | Commentaires (0) | Permalien


Che Guevara

Concernant Ernesto, il a son premier enfants avec Hilda et fait du frère du leader de la révolution cubaine le parrain. Ernesto reste plus d’un mois dans la prison Miguel Schultz après avoir été arrêté par la police mexicaine dans la hacienda « Santa Rosa », qui était le camp d’entraînement des révolutionnaires cubains qui préparaient une attaquecontre Cuba, et qui étaient dirigés par le Général Alberto Bayo, un ancien colonel de l’Armée Républicaine pendant la Guerre Civile en Espagne.

Raúl Castro et Che Guevara pendant la révolution Cubaine, 1958

Raúl Castro et Che Guevara pendant la révolution Cubaine, 1958

Che a toujours caché ses activités révolutionnaires à ses parents, et il leur envoie une lettre les informant de sa situation et leur annonçant sa séparation avec Hilda. En 1956, il s’en va avec le «Granma » avec 81 autres hommes à bord, un yacht d’une capacité de 25 personnes seulement, que Fidel Castro avait acheté à une entreprise nord américaine. Une semaine plus tard, le Dimanche 2 Décembre, ils débarquent à Los Cayelos, à l’est de Cuba, commençant la guérilla révolutionnaire dans les montagnes de la Sierra Maestra. Dès le début, le Che se distingue en tant que combattant de la lutte révolutionnaire à Cuba contre la tyrannie du dictateur Fulgencio Batista. Le 1er Mars 1958, est diffusée pour la première fois Radio Rebelde, une radio créée par le Che, destinée à diffuser les objectifs du mouvement du 26 juillet de Fidel Castro pendant la révolution cubaine. La transmission avait lieu sur onde courte et diffusait les dernières nouvelles des combats, de la musique et de la lecture. Plus tard, il est envoyé à la Sierra Maestra, à la tête du commando de la 8ème Colonne vers la région centrale du pays, où il participe avec beaucoup d’ardeur aux combats et plus particulièrement à la Bataille de Santa Clara (1958), laquelle s’avère très importante dans leur objectif principal : faire tomber la dictature et faire triompher la Révolution Cubaine. Le 1er Janvier 1959, Cuba est libéré, et Batista part en exil. En égard aux services rendus à Cuba, Ernesto Che Guevara est déclaré citoyen cubain par le Conseil des Ministres en Février 1959. Le 4 Mars 1960, dans un attentat organisé par la CIA, le bateau belge « La Couvre », qui apportait des armes à Cuba, explose dans le port de La Havane. Le lendemain, Alberto Korda prend la célèbre photo du Che en hommage aux victimes de l’attentat, et au cours de la cérémonie Fidel Castro prononce cette phrase qui restera dans l’histoire : « Patria o muerte. ¡Venceremos! » (La Patrie ou la mort. Nous vaincrons !).

Le Che à la bataille de Santa Clara, 1958

Le Che à la bataille de Santa Clara, 1958

Ainsi, après avoir grandement contribué à la victoire de la Révolution cubaine, Guevara est par la suite en mission pour le gouvernement cubain dans les quatre coins du monde. Durant plusieurs années, il rempli des fonctions officielles au sein du gouvernement cubain. Le poste de Che continue d’évoluer dans la hiérarchie au fur et à mesure qu’il accomplit les missions qui lui sont confiées. Afin de poursuivre ses idéaux libertaires, il sollicite de la Direction de la Révolution Cubaine son détachement des responsabilités qui le lient à Cuba, pour reprendre la lutte armée en solidarité avec les peuples du monde.

Guerrillero Heroico, Alberto Korda

Guerrillero Heroico, Alberto Korda

 

Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Che Guevara discutant à Cuba en 1960. Sartre écrira plus tard que le Che était «l'être humain le plus complet de notre époque».

Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Che Guevara discutant à Cuba en 1960. Sartre écrira plus tard que le Che était «l’être humain le plus complet de notre époque».

12 février, 2016 à 0 h 59 min | Commentaires (0) | Permalien


Coluche

Coluche

Puis, Coluche devient incontournable. En 1976, Patrice Leconte (réalisateur, acteur, scénariste et auteur de bande dessinée française) lui offre un rôle dans son premier long métrage au succès mitigé Les vécés étaient fermés de l’intérieur dont certaines critiques peu élogieuses diront que les cinémas l’étaient aussi. Mais c’est surtout sa production suivante qui sera retenue. Il œuvre auprès du maître Louis de Funès dans L’aile ou la cuisse et laisse une première empreinte cinématographique marquante. « Il possède un talent explosif. Je n’aime jouer qu’avec les grands et Coluche est un grand » dira de Funès par la suite. Ce à quoi Coluche répliquera: « Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j’allais tourner avec Chaplin. Il est une école à lui tout seul. » L’année suivante, il se lance dans la réalisation et sort Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine. Mais un an plus tard, Coluche revient à ses premiers amours et prend possession de la scène du théâtre du Gymnase-Marie-Bell pour 18 mois le tout à guichet fermé, jusqu’en février 1981. La radio lui ouvre également son antenne dès 1978. Europe 1 lui offre la tranche 15h30-16h avec l’émission « On n’est pas là pour se faire engueuler » qui fera un carton pendant un an et demi avant que son animateur vedette ne reparte en tournée. Le touche-à-tout ne fera qu’un court passage à RMC en février 1980, renvoyé au bout de quinze jours, officiellement pour incompatibilité d’humeur, officieusement pour avoir cité le Canard Enchaîné sur l’affaire des diamants de Bokassa, déplaisant à l’entourage du Président Giscard. Mais politiquement parlant, le personnage à d’autres desseins. Toujours en 1980, il avoue à un journaliste son désir de se présenter comme candidat aux présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire. « Personne ne m’attend au tournant vu qu’on sait pas où je vais tourner. » L’idée dans un coin de sa tête, Coluche rôde son nouveau spectacle dans son fidèle Café de la Gare avant de partir tourner L’Inspecteur La Bavure. Ce n’est qu’en novembre de la même année qu’il donne vie à ses pensées. Il se déclare officiellement candidat à l’élection présidentielle de 1981. Son appel au vote reste célèbre : « j’appelle tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s’inscrire dans les mairies et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au cul. » Pour lui, l’ensemble des minorités forment la majorité. Sous sa bannière « bleu-blanc-merde », Coluche grimpe dans les sondages au prix d’une campagne rocambolesque dans les colonnes de Hari-Kiri. Crédité jusqu’à 16% des intentions de vote, le « clown » dérange la classe politique. Personne n’étant pas bienvenue, il se lance dans une grève de la faim pour lutter contre la fermeture des espaces d’expression après une conférence de presse au plat de spaghetti. Le 7 avril, il doit capituler et abandonner son ambition. En 1982, entre les tournages de Deux heures moins le quart avant Jésus Christ, Le maître d’école et Banzaï, il participe masqué à l’émission de Michel Polac dont le sujet est « Faut-il se débarrasser de Coluche ? ». L’annonce du suicide de son grand ami Patrick Dewaere est un choc tout comme la mort du dessinateur Jean-Marc Reiser. Coluche se fait plus rare. Il participe aux tournages de La femme de mon pote et Le roi Dagobert en 1983, « La vengeance du serpent à plume et Le fou de guerre en 1984. Mais c’est surtout sa magistrale interprétation dans Tchao Pantin qui marque les esprits. Le César du meilleur acteur récompense cette performance de haut vol. Puis il revient en Europe 1 pour animer Y’en aura pour tout le monde avec Maryse. Coluche est bel et bien de retour ! En septembre, il participe à un gigantesque canular en épousant Thierry Le Luron pour le meilleur et pour le rire avant de partir battre le record du monde de vitesse à moto, sa grande passion. En Italie, il est le premier homme au monde à atteindre 252.087 km/h sur deux roues. La toute jeune Canal + lui fait ensuite des avances, qu’il accepte en animant quotidiennement l’émission « Coluche 1-faux ». En 1986, une idée lumineuse lui traverse l’esprit. Depuis l’antenne d’Europe 1, Coluche lance un appel, passé à la postérité, aux plus démunis : « Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien … » car pour lui et la troupe d’Enfoirés qu’il s’apprête à créer « aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim, ni d’avoir froid ». Homme de cœur, il lance ses Restos du même nom, chargés de collecter des denrées alimentaires pour les gens dans le besoin. Le 26 janvier, sur la première chaîne, sa grand’messe permet de récolter près de 26 millions de francs dans ce but. Le personnage multiplie les apparitions fantasques, qu’il soit interviewé au fond d’une piscine par Michel Denisot ou qu’il débarque au festival de Cannes déguisé en « France Moche » pastiche de la chroniqueuse France Roche.

Affiche Charlie Hebdo

Affiche Charlie Hebdo

12 février, 2016 à 0 h 59 min | Commentaires (0) | Permalien


Les héros et la société de consommation : le cas de Marilyn, la femme-objet.

Nous nous intéressons à ces trois personnages qui ont gagné en popularité à travers le monde entier, durant le XXème siècle, et évolué dans leurs carrière ou quête. Certes, leurs agissements, prouesses ou décisions, aussi aberrants, affligeants ou aussi honteux puissent-ils être, et malgré leur caractère, certes, très différents les uns des autres, leur réputation n’en diminue pas pour autant. En effet, leur image ayant été vendue partout dans le monde, avec consentement ou pas, attrait un grand nombre de spectateurs, des quatre coins du monde, admiratifs ou pas de leur exploits, quêtes ou bien succès. Nos héros sont sous les projecteurs et la gloire semble leur tenir bonne compagnie…

 

 

Niagara (1953)

Niagara (1953)

Dans ses Confessions inachevés, Marilyn Monroe dénonce ce système de manipulation de l’artiste afin d’en faire un produit de consommation. Norma Jeane Baker a décidée de suivre les conseils de ses agents d’Hollywood afin de devenir une star. Elle ne se doutait pas qu’être star signifiait appartenir complètement au monde, devenir ce qu’eux voulaient faire d’elle. Elle a ainsi tout changées en elle, son nom, son physique, sa vie. Elle a ainsi passée sa vie à mentir aux médias afin, peut être, de préserver une certaine intimité. Dans sa biographie inachevée, elle annonce « Et brusquement ce fut le succès. La direction des studios en fut encore plus surprise que moi. Je n’avais jamais joué que des petits rôles dans quelques films, mais tous les magazines de cinéma (…) publiaient déjà des articles sur moi, accompagnés de photos. Je leur racontais des histoires au cours des interviews-surtout au sujet de mon père et de ma mère. Je disais qu’elle était morte et qu’il se trouvait quelque part en Europe (…) J’ai finalement renoncé à ces mensonges et constaté avec plaisir que les magazines et les journaux accueillaient mes « nouveaux aveux » avec gentillesse sans jamais essayer d’en tirer parti contre moi. » Dans cette seule citation, nous constatons qu’elle redoutait la réaction de la presse car, en effet, elle était habituée à sa réputation néfaste dans les médias. Les journalistes épiaient ses moindres faits et gestes, Hollywood avait fait d’elle une personnalité publique. Pour plaire au monde, les médias ont crées de toutes pièces ce sex-symbol au courbes parfaites. Marilyn Monroe n’était plus qu’une marionnette, comme elle l’explique d’elle-même dans Confessions inachevés.

 Diptyque Marilyn, Andy Warhol
Diptyque Marilyn, Andy Warhol

 

Elle est la femme la plus photographiée du XXème siècle, elle n’est connue que pour son corps. Elle veut cependant être reconnue pour ses talents d’actrice et son intelligence, elle souffre ainsi de son statut de sex-symbol. Nous pouvons comparer cette vie planifiée à celle d’une héroïne romantique, en effet, elle était belle, seule, comme le dit Raphaëlle Leyris, dans son article « Marilyn, projections privés » du journal Le monde du vendredi 9 décembre 2011 : « Comment peut-on avoir été à la fois si belle et si triste, si désirée et si seule ? », ses ambitions de gloire éternels sont déçus, le seul moyen pour que l’on parle éternellement d’elle était sa mort prématuré, elle était autodidacte et déterminée, et enfin avait une double personnalité, celle de Norma Baker et celle de Marilyn. Cette personnalité de Marilyn a fait l’objet de maintes fictions et controverses qui ont largement participés à la diffusion de son mythe. Elle a souvent été désignée comme une blonde écervelée, elle n’est pas toujours appréciée, ses talents d’actrices et de chanteuses sont souvent mis en doutes, et sa beauté est souvent jalousée. Néanmoins, son existence reste encore aujourd’hui incroyable. Elle est souvent le modèle de jeunes filles, pour avoir été une orpheline inconnue qui a traversé le long chemin qui mène au sommet de la gloire. Elle était et est l’incarnation de la séduction et de la beauté féminine. En 1962, année de sa mort, son portrait est réalisée en acrylique sur toile dans, par le chef-de-file du pop’art Andy Warhol, cette toile en plusieurs partis mesure 205,4 × 144,8 cm, et est visible à la Tate Gallery de Londres. Ce diptyque (en 2 parties), est fait par Warhol avec la technique de la sérigraphie, qui est une technique que l’auteur a l’habitude d’employer, elle consiste à reproduire des affiches commerciales, il choisit une photo en noir et blanc de la promotion du film Niagara de 1953. L’ensemble évoque le déroulé d’une pellicule cinématographique et rappel ainsi la carrière de l’actrice. L’œuvre est une évocation de la mort de Marilyn dont le visage se fige définitivement avant de s’effacer. Elle fait allusion au drame personnel de Marilyn, prisonnière de sa propre image. Voila pourquoi, il l’a reproduit de manière massive, pour faire référence à ses vraies photos, semblables les unes aux autres. Elle était condamnée à devoir toujours lui ressembler. Warhol semble aligner les Marilyn comme les boîtes à soupe Campbell dans un supermarché, l’image de l’actrice devient un produit de consommation, une marchandise. Le chanteur Damien Saez dans le même but de démontrer l’utilisation de Marilyn Monroe comme un produit de supermarché, réalise la pochette de son album J’accuse, en déguisant sa femme à la manière de Marilyn, avec la même coiffure, son prototype de Marilyn est ainsi disposée nue dans un caddie de supermarché. Marilyn est ici clairement comparée à un objet qu’on achète. Ces deux artiste insistent ainsi sur le commerce qui est fait dans le monde à partir des images de la star et qui était fait de la star elle-même. Même le croque mort qui s’est occupait de l’enterrer est parvenu à tirer partie de la dans le livre « Pardon my hearse » par Allan Abbott et Gregory Abbott, dans lequel le croque-mort se plains de sa déception du cadavre de Marilyn moins désirable que ce qu’il avait imaginé, il se plaint ainsi de « ses faux seins et ses fausses dents« …

J'accuse, Damien Saez

J’accuse, Damien Saez

12 février, 2016 à 0 h 44 min | Commentaires (0) | Permalien


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